"Avant, j'avais deux seins"
Essai

Avant, j’avais deux seins de Delphine Apiou

Un cancer du sein, ça surprend, un second encore plus. Dans un tourbillon d’émotions, de rires et de larmes, Delphine Apiou en fait la chronique sans concession. Comment annoncer son cancer à sa famille (Papa, maman, devinette : qu’est-ce qui est rond et qui ne grossit que dans un seul sein ?), comment le cacher à son banquier (Non, non, ça va, je suis juste un peu fatiguée… Je signe où pour le prêt ?), comment résister aux réactions loufoques des copains (Fais voir ton nichon… Ouais, c’est moche, mais il t’en reste un autre.), comment parler avec le corps médical (Il y a bien deux m à mammectomie ?)

Surtout, Delphine Apiou aborde, sans détour, la question : la rencontre amoureuse est-elle compatible avec la reconstruction mammaire ? Hilarant, débordant de verve et d’énergie, son livre clame que la vie continue malgré l’épreuve.

Un mot de la blogueuse…

Dans son livre, l’auteur ne décrit pas les conséquences du cancer sur son corps. Elle parle plutôt de toute la difficulté de vivre avec, au quotidien. Avec ses mots et beaucoup d’humour, elle raconte comment elle a vécu sa maladie.

En plongeant dans son intimité, Delphine Apiou nous livre ce qu’elle a pu ressentir tout au long de cette période difficile. Elle nous raconte tout, sans chichis… de l’annonce de son cancer par le corps médical, jusqu’à son ablation des deux seins.

Lorsqu’on lui a diagnostiqué son premier cancer du sein, la jeune femme a pris rapidement les choses en main pour ne pas sombrer. Selon elle, sa vie ne s’est pas arrêtée, elle a juste été bouleversée par cette épreuve.

A l’annonce de son deuxième cancer, les médecins lui révèlent le pire. Jamais elle ne pourra avoir d’enfant. C’est le coup de massue… L’effroyable réalité vient de l’a gifler en pleine figure.

Pour autant, la jeune femme ne se laisse pas aller. Au lieu de dépérir dans la dépression, elle décide de se battre…

Le mot de la fin…

« Avant, j’avais deux seins » est un récit autobiographique, sous la forme de chroniques humoristiques.

Son récit est accompagné de règles d’or très intéressantes, qui dédramatisent un peu la lecture. Il est aussi agrémenté de quelques photos afin d’illustrer son propos.

« Règle d’or numéro 1 : si un jour un médecin vous propose un café, ce qui suit n’est en général pas une bonne nouvelle. S’il vous propose une vodka, partez en courant. Règle d’or numéro 2 : si un médecin pense que vous serez mieux assis pour en parler, ça n’annonce rien de bon. S’il dit : « Allongez-vous », évanouissez-vous tout de suite. »

Comme beaucoup de femmes dans ce cas, elle se pose des questions délicates mais légitimes : comment l’annoncer à ses proches ? Comment garder une sexualité après une ablation ? Peut-on toujours provoquer le désir chez l’homme ?

Pour clôturer cette lecture en beauté, l’auteur termine son récit par une magnifique déclaration d’amour à l’homme qu’elle n’a pas encore rencontré.

Meilleur qu’un remède contre la morosité, ce roman a le don de balayer tous vos petits tracas. Après cette lecture, c’est certain, vous verrez la vie en rose !

Salutations d’Exquimots !

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