Blond cendré
Roman sentimental

Blond cendré, d’Eric Paradisi

« Alba et Maurizio se rencontrent à Rome pendant la guerre. Elle transmet les messages de la Résistance, il est coiffeur dans le ghetto. Déporté à Auschwitz, Maurizio survit en devenant le barbier de sa baraque, sans jamais renoncer au souvenir d’Alba, à la délicatesse de son visage dessinée sur du papier volé.

Ce portrait, comme une souffrance, Maurizio l’a confié à sa petite-fille.

Des années plus tard, au cours d’une interminable nuit, elle raconte à l’homme qu’elle aime cette histoire qui est son héritage. Mais à mesure que la nuit avance, le drame resurgit… »

Un mot de la blogueuse…

En 1944, Mussolini est à la tête de l’Italie. Dans le contexte de forte instabilité sociale et politique qui suit la Grande Guerre, les troupes allemandes se rapprochent dangereusement.

A Rome, Alba transmet des messages à un réseau de résistants qui luttent contre le régime fasciste. Elle y fait la rencontre de Maurizio, un jeune coiffeur juif,  né dans le ghetto, dont elle tombe amoureuse.

Alba est très inquiète, de sombres nuages flottent dans l’atmosphère et elle sait que la communauté juive n’est pas à l’abri. Pour le moment, personne n’est obligé de porter l’étoile de David. Les habitants sont épargnés, mais pendant encore combien de temps…

Les deux amants passent le plus de temps possible ensemble. Le couple espère que cette guerre cessera. Ils rêvent d’un avenir meilleur, souhaitent pouvoir se marier, fonder une famille, avoir la vie qu’ils espèrent. Alba, militante dans l’âme, veut devenir avocate pour défendre la cause des femmes, tandis que Maurizio souhaite ouvrir son propre salon de coiffure.

Bientôt, le ghetto est envahi par les fascistes. Les proches du jeune homme sont alors emportés par une rafle.

Maurizio n’est plus en sécurité… « Quoi qu’il advienne de nous, ne te résigne pas, n’oublie pas que je t’aime » sont les derniers mots du jeune homme avant qu’il ne se fasse, lui aussi arrêté, à son tour, par la milice.

Déporté au camp d’Auschwitz-Birkenau, il aura comme les autres détenus, le crâne rasé et sera tatoué. Il deviendra un simple matricule, un fantôme des camps de la mort.

Il ne veut pas finir comme ses compatriotes assassinés, incinérés dans les fours crématoires ou dans des fosses de crémation. Il s’accrochera comme il pourra à la vie et va, pour survivre devenir « le barbier ». A la demandes des SS, sur des monticules de cadavres, il devra couper les cheveux des morts. Révolté, écœuré, il sera contraint de les mutiler pour accomplir sa sale besogne, au profit d’un macabre commerce.

Survivre à tout prix pour Alba… Maurizio n’est plus le même homme, il ne sent plus humain. La guerre les a séparé, leur a tout pris… Entassé avec d’autres prisonniers, dans un baraquement sale et misérable, il ne veut pas perdre la raison. Il se raccrochera au souvenir de celle qui l’aime.

Au milieu de toute cette puanteur, de ces horreurs, sa plus grande peur est d’oublier le parfum d’Alba, l’odeur de ses cheveux blonds cendrés…

Le mot de la fin…

Blond cendré, est un roman d’Eric Paradisi.

Tel un devoir de mémoire, la petite-fille de Maurizio, raconte l’histoire de son grand-père, survivant du camp d’Auschwitz-Birkenau.

Poignant, un peu confus… peut-être par l’émotion de faire revivre, en même temps l’horreur des camps et d’exprimer la douleur du deuil.

Salutations d’Exquimots !

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