Les déchaînés, bande dessinée
Bande dessinée

Les Déchaînés, de Fred Pontarolo & Flo Jallier

Martinique, 1972.

Amélia est une jeune Noire établie avec sa mère sur une plantation de canne à sucre. L’esclavage a été aboli depuis plusieurs années, mais ici, rien n’a changé.

Qu’importe, Amélia grandit heureuse, inventant mille jeux avec le fils du maître, Thibault de la Bauterie.
Tantôt corsaires, tantôt révolutionnaires, ils courent, pêchent, lisent, rient… s’aiment?

Prisonnière d’une univers immobile et asphyxiant, héritière du sang esclave de sa mère, Amélia sera-t-elle un jour libre?

Un mot de la blogueuse…

Saint-Pierre, Martinique. 1971.

Amélia et Thibault ont grandi ensemble. Thibault est le fils du haut placé Monsieur De la Bauterie, un exploitant de champ de canne à sucre. Amélia, elle, fait partie de ses esclaves, comme toute sa famille.

Depuis toujours et malgré leurs castes respectives, les jeunes gens sont inséparables.

Depuis petit déjà et en cachette, Thibault lui faisait la leçon, afin de permettre à la jeune fille de s’évader par la lecture. Des notions essentielles, mais défendues pour une jeune fille se sa condition. En ces temps-là, ils avaient l’habitude de se retrouver dans leur cabane perchée, loin de tout, mais surtout… loin de la colère de son père. Ils jouaient là, aux corsaires et aux flibustiers, à l’abri d’un monde injuste et brutal. Trop brutal pour des jeunes gens de leur âge.

L’esclavage a été aboli depuis de nombreuses années. Or, le père de Thibault continue d’exploiter et de maltraiter de pauvres gens comme bon lui semble, sans que personne ne l’arrête. Comme si Saint-Pierre était protégée d’une bulle lui permettant d’échapper à toute justice.

Face à la puissance de sa famille sur l’île, Thibault, regarde avec impuissance, une situation qui le répugne. Son père semble les traiter non pas comme des êtres humains, mais comme des bêtes, sans aucun état d’âme. « Vous les maintenez dans des conditions de vie déplorables sous prétexte de leur assurer toit et nourriture. L’esclavage est aboli depuis une trentaine d’années, mais vous n’avez jamais cessé de les considérer comme tels. » 

Les années s’écoulèrent et les deux jeunes insouciants devinrent amants. Une idylle secrète, mais aussi annonciatrice de tempête. Amélia et Thibault rêvent d’une vie meilleure… qu’ils s’inventeraient ailleurs. Une liberté qu’ils pourraient trouver à Haïti, l’île des Déchaînés. La première nation de nègres libres…

Le mot de la fin…

Je remercie toute l’équipe de Babelio et les Éditions Sarbacane pour m’avoir fait découvrir ce roman graphique. Les Déchaînés est adapté du roman éponyme de Flo Jallier, et qui est entré en sélection du prestigieux prix Farnienne 2012.

Cette très belle bande dessinée raconte une histoire d’amour impossible entre deux jeunes gens en quête de liberté. Elle raconte aussi que l’amour nous pousse toujours plus loin, nous obligeant parfois à faire des choix difficiles, braver les interdits, mais aussi à faire des sacrifices. C’est ce qui nous rend vivants. Ne dit-on pas, Mieux vaut avoir aimé et perdu ce qu’on aime, que de n’avoir jamais connu l’amour ? Alfred Lord Tennyson

Salutations d’Exquimots !

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