Fils du Shéol
Roman historique

Fils du Shéol, d’Anouar Benmalek

Trois histoires d’amour pour remonter à l’origine du mal…
Trois générations, deux génocides.

Tout commence dans la touffeur ignoble d’un wagon à bestiaux. Le jeune Karl y fait la connaissance d’Helena, son bref et unique amour le temps du voyage. À son arrivée en Pologne, le gamin juif est gazé.
Dès lors, depuis un étrange séjour des morts, le Shéol, il est condamné à regarder évoluer les siens et à tenter d’éviter désespérément la catastrophe.

Ainsi retrouve-t-il son père, devenu Sonderkommando. Dans la noirceur de sa condition, ce dernier rêve à sa lumineuse Élisa, la mère de Karl, rencontrée et épousée en Algérie des années auparavant. Poursuivant son effroyable voyage à rebours, Karl croise Ludwig, son grand-père, qui au début du siècle a servi dans l’armée allemande du Sud-Ouest africain. Et le secret que l’aïeul n’a jamais pu raconter de son vivant – sans doute la clé de leur destinée à tous –, son petit-fils finit par l’apprendre depuis sa nouvelle demeure : celui de l’existence d’Hitjiverwe, une jeune femme héréro passionnément aimée, victime avec son peuple d’une barbarie oubliée, terrible avertissement aux générations futures.

Un mot de la blogueuse…

Pologne 1943. Karle, treize ans, est enfermé dans un wagon à bestiaux. Il ne le sait pas encore, mais ce convoi le mène à la mort.

Dans le noir et parmi tous ces corps terrorisés, Karl cherche quelqu’un… C’est Helena, une jeune fille qu’il a rencontré dans le train, il y a quelques jours, et dont il s’est épris. Au milieu de ce chaos, elle est pour lui, sa petite étincelle de bonheur. Le temps d’un voyage, cette jeune fille arrive à lui faire oublier la faim, le froid, la peur, mais aussi l’enfer de l’époque dans laquelle ils vivent.

Une fois le train en gare, terminus, tout le monde descend. Bienvenue au camp de concentration…

Les familles juives sont séparées sous les pleurs incessants. Telles des bêtes destinées à l’abattoir, on les dirige vers les douches communes. Karl et Helena y périrent, tout comme beaucoup d’autres.

Au fond de ces douches crasseuses, le silence remplace peu à peu l’agonie. Les chambres à gaz n’épargnent personne…

L’âme de Karl s’élève alors vers l’au-delà. Là-bas, il n’est pas au bout de ses peines. Le gardien des lieux lui propose de contempler une dernière fois le monde. En véritable spectateur, il est désormais le témoin impuissant des horreurs commises par les hommes. Avec ses yeux d’enfants, Karl va essayer de comprendre les raisons de sa mort ainsi que celles de ses proches. Si une quelconque raison existe…

Karl va ainsi revivre l’histoire de son père, Manfred, juif cantonné aux fours crématoires. Sous le joug des SS, et pour ne pas finir comme tous ces cadavres, son père se livrera à cette pénible tâche autant que son corps le supportera.

Le temps viendra ensuite de découvrir l’histoire de son grand-père, Ludwig. Le vieil homme suppliera ses proches de quitter l’Allemagne avant qu’il ne soit trop tard…

Le mot de la fin…

Fils du Shéol parle de trois histoires d’amour, sur trois générations qui ont vécu deux génocides.

C’est un roman très sombre, d’une grande cruauté. En ces pages, l’auteur retrace le parcours de trois destins, brisés par la guerre et l’antisémitisme.

Un livre très dur, mais vraiment très bien écrit.

Salutations d’Exquimots !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *