La cuisinière
Roman historique

La cuisinière, de Mary Beth Keane

L’incroyable destin de celle que l’on surnomma « La femme la plus dangereuse d’Amérique ».

« Immigrée irlandaise courageuse et obstinée arrivée seule à New York à la fin du XIXe siècle, Mary Mallon travaille comme lingère avant de se découvrir un talent caché pour la cuisine. Malheureusement, dans toutes les maisons bourgeoises où elle est employée, les gens contractent la typhoïde, et certains en meurent. Mary, de son côté, ne présente aucun symptôme de la maladie. Au contraire, sa robustesse est presque indécente.

Des médecins finissent par s’intéresser à son cas, mais la cuisinière déteste qu’on l’observe comme une bête curieuse et refuse de coopérer. Pourquoi la traite-t-on comme une malade alors qu’elle est en parfaite santé ? Les autorités sanitaires, qui la considèrent comme dangereuse décident de l’envoyer en quarantaine sur une île au large de Manhattan. Commence alors pour Mary Mallon, femme indépendante, un combat à armes inégales pour sa liberté… »

Un mot de la blogueuse…

En 1907 à New York, Mary Mallon est embauchée comme cuisinière chez de nombreuses familles bourgeoises. Appliquée et passionnée par son métier, la jeune femme est un véritable cordon bleu.

Jusqu’au jour où des membres de la famille pour lesquelles elle travaille, sont victimes de la typhoïde. Mystérieusement, la seule personne qui n’est pas touchée par la maladie n’est autre que Mary la cuisinière. Les journaux s’en mêlent et dans « la grande pomme », on ne parle plus que de cette affaire.

Sans aucune explication, elle est rapidement surnommée par les journalistes comme « la porteuse de germes » ou encore « Mary typhoïde ». Les médecins ont la certitude que c’est elle qui leur transmet la maladie, lors de la préparation des repas. De ce fait, elle est accusée de les contaminer volontairement.

Pour Mary, cela est totalement incompréhensible et injuste. Elle est d’autant plus bouleversée que la jeune femme est en parfaite santé, ne souffre d’aucun symptôme et n’a jamais été malade de sa vie.

Sans plus de preuves, elle est arrêtée, puis envoyée dans un hôpital pour tuberculeux, sur l’île de North Brother, au large de Manhattan. Là, elle doit partager le quotidien des malades de la tuberculose, sans jamais en contracter pour autant le virus.

Prisonnière et victime, sa vie n’est alors rythmée que par les visites médicales. Tel un vulgaire cobaye, les médecins lui font suivre toute une série d’analyses. Pour ces hommes de science, le cas de Mary est particulièrement difficile à cerner, car ils n’arrivent pas à déterminer l’origine de cette pathologie. Ne sachant comment résoudre son cas, la ville la condamne à vivre en quarantaine le temps de trouver l’antidote.

Les années passent sans que jamais personne ne réponde aux véritables questions de la jeune femme. Seule, elle entend toujours et encore le même refrain : « cette femme est dangereuse et ne peut être libre ».

Pour seul réconfort, Mary se raccroche à la correspondance qu’elle entretient avec Alfred, son bien-aimé. Mais ses lettres se font de plus en plus attendre… et au fil des années, l’homme devient de plus en plus distant.

Hormis John Care, le jardinier de l’établissement qui est son seul ami, tout le monde semble avoir oublié son existence. New York semble l’avoir abandonnée sur cette maudite île, dont elle ne peut s’échapper…

Après plusieurs appels de détresse, un avocat lui vient enfin en aide. Un procès commence alors pour déterminer si Mary peut réintégrer la société.

Nous sommes au début du vingtième siècle. Les médecins sont-ils prêts enfin à accepter la théorie du porteur sain ?

Le mot de la fin…

A la fois historique et scientifique, ce roman traite d’un sujet méconnu mais très intéressant. Idéal pour les passionnées d’histoire.

Belle découverte que je recommande.

Salutations d’Exquimots !

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