La maison de terre
Roman

La maison de terre, de Woody Guthrie

« Dans le Texas des années 30, Tike et Ella May Hamlin, jeune couple d’agriculteurs, ont bien du mal à planter de quoi vivre sur cette terre aride. Ella May est enceinte et ils ne peuvent continuer à habiter dans leur cabane en bois délabrée et envahie par les insectes. Problème, ils n’ont pas le sou pour s’offrir le lopin de terre censé accueillir la maison. Au cœur de ce décor dévasté, ils essaient d’abriter leur combat sans rien perdre de leurs illusions de jeunes amants. »

Un mot de la blogueuse…

Nous voici dans les contrées éloignées du Texas. Imaginez-vous… l’époque des années 1930, dans la région du Caprock, cimetière des civilisations indiennes. Nous sommes sur la terre des aigles, terre aride et rocailleuse cernée par d’imposantes falaises.

Là, au milieu d’immenses plaines, une petite ferme, habitée par un jeune couple d’agriculteurs : Ella et Tike May. Ils y vivent très modestement, car la vie ici, est très difficile…

Leur maison quasiment insalubre est la cible des éléments naturels, sécheresse, vents, poussière… Rongés par l’humidité et les insectes, le bois et les murs commencent à se désagréger.

Malgré leurs difficultés matérielles et pour survivre dans ce milieu hostile, le couple reste très uni. Peu instruits, ils ne comptent que sur eux-mêmes, leur travail, et leur amour reste leur soutien quotidien.

Ils rient de tout, afin de rendre leur quotidien moins morose, comme si le fait le rire était une arme pour affronter les épreuves. Habitués à travailler depuis leur plus tendre enfance, chacun fait de son mieux avec ses maigres moyens. Tous deux travaillent la terre, s’occupent des bêtes, labourent les champs.

Parfois, ces deux amoureux s’imaginent un avenir meilleur, une vie plus paisible… sans dettes… Une vie plus décente, dans une maison à l’abri des tempêtes et de ce sable qui s’infiltre partout, une vie loin de cette misère…

Leur vœu le plus cher, acquérir un terrain, pour y construire une maison en terre, bien solide, bien bâtie, bien isolée. Protectrice, elle serait un véritable cocon, où ils pourraient y cultiver un lopin de terre. Elle serait parfaite pour y accueillir leur nouvel enfant…

Mais tout cela n’est qu’un doux songe et la réalité ne laisse pas de place aux rêveries. Tike et Ella doivent de l’argent au propriétaire, et cela n’est plus qu’une question de temps, avant qu’il ne vende le terrain. S’ils ne le remboursent pas, le couple va devoir quitter leur logement.

Tike ne veut pas quitter la terre de ses ancêtres, mais comment arriver à trouver une somme pareille dans cette période de crise ?

Le mot de la fin…

« La maison de terre » de Woody Guthrie, dévoile l’histoire d’un couple de fermiers prit dans le tumulte de la Grande Dépression des années 30. Cette crise économique américaine, provoquée par le crash de 1929, fut une période importante de l’histoire mondiale.

Lecture poétique et grave. J’ai trouvé remarquable la force de caractère des personnages, qui tentent d’optimiser au maximum leur condition de vie.

Salutations d’Exquimots !

PS : La Postface est de Johnny Depp et de Douglas Brinkley.

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