L'atelier des souvenirs
Roman

L’atelier des souvenirs, d’Anne Idoux-Thivet

Lorsqu’elle hérite de la maison de sa grand-mère dans la Meuse, Alice décide de quitter sa vie de thésarde parisienne qui ne mène nulle part et de s’installer à la campagne. Elle se lance alors dans l’animation d’ateliers d’écriture dans deux maisons de retraite. Suzanne, Germaine, Jeanne, Élisabeth, Georges, Lucien… les anciens dont elle croise la route sont tous plus attachants les uns que les autres.
Au fil des séances d’écriture, les retraités dévoilent des bribes de leur passé et s’attachent à la jeune femme, dont ils devinent la solitude. Bien décidée à lui redonner le sourire, la joyeuse bande de seniors se donne pour mission de l’aider à trouver l’amour

Un mot de la blogueuse…

Il y a de l’agitation ce matin dans deux paisibles maisons de retraite de Province. C’est le jour de l’annonce des nouvelles animations. Au programme : atelier d’origami, confiture d’églantine et d’écriture.

Même les plus râleurs d’entre eux apprirent ces nouvelles activités avec joie et enthousiasme. Une fois l’effervescence retombée, un petit groupe de six à sept irréductibles s’inscrivirent à l’atelier d’écriture. Une façon comme une autre d’entretenir leur mémoire, mais aussi de découvrir Alice, la nouvelle animatrice… tout en échangeant quelques potins ! (cela va de soi)

En acceptant ce poste, la jeune femme était loin de se douter de ce qui l’attendrait… A sa grande surprise, elle fit la rencontre non pas de vieux gâteux, mais de vrais écrivains en herbe, qui se servent de l’écriture pour exprimer leurs sentiments avec justesse. Et au fil des jours passés avec eux, elle se rend compte qu’elle éprouve de l’affection pour ses résidents parfois bougons, mais tellement gentils.

En leur demandant de participer à ce travail d’écriture, Alice leur demande de se livrer sur ce qu’ils ont de plus intime. Leurs souvenirs… patrimoine remarquable. Certains sont heureux et rappellent l’enfance. D’autres font parfois émerger des moments difficiles… « Elle avait noté qu’il était judicieux de valoriser les souvenirs d’enfance de ces aînés, dont il fallait patiemment rembobiner le fil de la mémoire pour en découvrir les parcelles préservées. »

Ces mots qui ne lui appartiennent pas, lui rappellent pourtant sa propre histoire. Elle aussi est grignotée par les regrets, ainsi que par un immense manque de confiance en elle. Elle pousse les aînés à se confier, alors qu’elle est incapable d’en faire autant… tout comme s’ouvrir aux autres. Quelle belle hypocrite !

Mais la vie réserve parfois bien des surprises…

 

Le mot de la fin…

L’atelier des souvenirs est le second roman d’Anne Idoux-Thivet. Une histoire touchante et légère qui donne du baume au cœur. Le genre de lecture que l’on apprécie à l’approche des beaux jours (s’ils veulent bien se décider à arriver…)

Au fil des pages, on va suivre chacun des personnages et par la même occasion, découvrir leurs écrits. C’est assez original.

Salutations d’Exquimots !

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