Le liseur du 6h27
Roman

Le liseur du 6h27, de Jean-Paul Didierlaurent

Employé discret, Guylain Vignolles travaille au pilon, au service d’une redoutable broyeuse de livres invendus, la Zerstor 500. Il mène une existence maussade mais chaque matin en allant travailler, il lit aux passagers du RER de 6h27 les feuillets sauvés la veille des dents de fer de la machine …

Un mot de la blogueuse…

Guylain Vignolles a connu une enfance perturbée, victime d’un mauvais jeu de mots fait avec son nom : Vilain Guignol. Cette pitoyable contrepèterie lui a valu bien des sarcasmes et moqueries pendant toute sa jeunesse.

Aujourd’hui adulte, timide, il trimbale ses traumatismes et reste très discret. A 36 ans, Guylain est un homme solitaire, vivant dans un petit appartement avec pour seule compagnie, son poisson rouge.

Chaque matin, il emprunte le RER du 6h27  pour se rendre au travail. Une fois monté à bord, comme un toc, il répète méthodiquement les mêmes gestes, puis se met à lire à voix haute… « Pour tous les voyageurs présents dans la rame, il était le liseur, ce type étrange qui, tous les jours de la semaine, parcourait à haute et intelligible voix les quelques pages tirées de sa serviette. Il s’agissait de fragments de livres sans aucun rapport les uns avec les autres (…) Peu importait le fond pour Guylain. Seul l’acte de lire revêtait de l’importance à ses yeux. »

Les passagers le connaissent bien et ne sont plus surpris. Ces brèves lectures sont devenus le rituel matinal. Il arrive même parfois, que certains voyageurs le remercient avant de descendre de la rame. Guilain ne le fait pas pour leur faire plaisir, il le fait pour se rassurer. Ces bouts de textes l’apaisent. Lui seul, sait que ce moment à part, est juste un moment de réconfort.

Cela fait maintenant quinze ans qu’il est employé pour une société de recyclage, et garde toujours ce même sentiment d’abattement et de tristesse.

Aux commandes d’une imposante machine, la Zerstor 500, il compresse des livres pour les transformer en pâte à papier. Cet engin, qu’il a surnommé « la Chose » est extrêmement vorace, et n’est jamais rassasiée. Ainsi, chaque jour, des milliers d’ouvrages disparaissent, engloutis, dans son ventre infernal.

Alors, quand il peut, il sauve quelques pages… Ce sont ensuite ces extraits de livres, qu’il partage, un peu comme un hommage, dans le RER du 6h27.

Il ne lit jamais sur le retour, car il n’en a plus, ni la force, ni l’envie.

Un jour, dans le RER, il trouve, sur un strapontin, une clef USB. Il y découvre le journal de Julie, jeune femme, travaillant comme Dame pipi. Les mots qu’elle décrit… sa sensibilité le touche profondément. Il tombe rapidement sous son charme et va tout faire pour essayer de la retrouver.

Le mot de la fin…

« Le liseur du 6h27 » est le premier roman de Jean-Paul Didierlaurent.

Un conte moderne décrivant un homme à la recherche du bonheur. Le début de l’histoire surprend par son originalité, mais l’on retombe vite sur une simple histoire d’amour.

Salutations d’Exquimots !

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