Mémé dans les orties
Roman

Mémé dans les orties, d’Aurélie Valognes

Ferdinand Brun est atypique. Le genre de vieux monsieur qui boude la vie et s’ennuie à (ne pas) mourir. Tel un parasite, il occupe ses journées en planifiant les pires coups possibles qui pourraient nuire et agacer son voisinage. Il suffit d’un nœud qui se relâche et laisse partir son seul compagnon de vie, Daisy sa chienne, pour que tout s’écroule. Quand Juliette, une fillette de dix ans, et Béatrice, la plus geek des grands-mères, forcent littéralement sa porte pour entrer dans sa vie, Ferdinand va être contraint de se métamorphoser et de sortir de sa chrysalide, découvrant qu’il n’est jamais trop tard pour commencer à vivre…

Un mot de la blogueuse…

Ferdinand Brun est dans la fleur de l’âge. A 83 ans, ce vieux monsieur doit quitter son appartement. Aujourd’hui impérativement ! Ordre de toute la résidence qui semble s’être liguée contre lui. Pourtant, il a beau chercher, il ne comprend pas ce qu’il a fait. Enfin presque…

Car pour ne rien vous cacher, s’il en est arrivé là, c’est à cause de lui. « Les choses se sont gâtées pour Ferdinand quand il a emménagé dans la résidence, deux ans plus tôt (…) Au 8, rue Bonaparte, tout était tranquille. On coulait des jours heureux. Les habitants se sentaient bien (…) Mais c’était avant. Avant l’arrivée du perturbateur. Du prédateur. Un homme seul. Un octogénaire dont le passé mystérieux et les agissements bizarres ont tout de suite donné la chair de poule aux habitants (…) Les grands-mères toléraient du mieux possible l’agressivité du bonhomme, son incapacité à faire des efforts pour vivre en communauté. Sans parler de son chien. Un monstre. » 

Vous l’avez compris, c’est un homme charmant… facile à vivre. Ferdinand est un sacré numéro. Un papi du genre ronchon, voire extrêmement grognon. Mais est-ce de sa faute si le relationnel ce n’est pas son fort ? La bonne humeur non plus d’ailleurs… et encore moins la gentillesse ! 

Décidément, vivre avec Ferdinand, c’est compliqué… Il se pourrait bien que le vieil homme rende la vie impossible à ses voisines. Oh… des broutilles, pour passer le temps. Sauf que les mamies, elles n’en peuvent plus. Après tout, qui sème le vent récolte la tempête ! Pour le bien de la communauté, Ferdinand doit partir. Enfin ça, c‘est ce qu’on va voir…

Le pauvre homme est incompris de tous… Heureusement, il peut compter sur Daisy, sa chienne, sa seule amie fidèle. Mais un jour, celle-ci s’en va pour ne jamais revenir. Ferdinand se retrouve seul avec son chagrin et sa mauvaise humeur. N’ayant plus goût à la vie, le vieil homme se renferme davantage sur lui-même.

Le voyant sombrer dans la dépression, sa fille lui lance un ultimatum pour le faire réagir. S’il ne met pas rapidement de l’eau dans son vin et q’il ne se reprend pas en main illico presto, direction la maison de retraite. Pour Ferdinand, c’est la douche froide. Côtoyer les vieux, non merci ! Faut pas pousser mémé dans les orties…

Mais le vieil homme a plus d’un tour dans son sac…

Le mot de la fin…

Mémé dans les orties, c’est l’histoire d’un vieux monsieur assez exceptionnel, souffrant de solitude. Avec le temps, cela l’a rendu caractériel, impatient et égoïste, rejetant tout contact humain.

Sa rencontre avec Juliette, une petite fille malicieuse, va bouleverser son quotidien. Par sa joie de vivre et sa naïveté, elle va tenter de briser la carapace épaisse et usée de ce papi bougon. Et ce n’est pas gagné…

Un premier roman très réussi, et très bien écrit. Cette comédie touchante dresse une palette de personnages très drôles, plus loufoques les uns que les autres…

C’est une lecture que l’on peut qualifier de Feel good sans problème. D’ailleurs, dans le même style, vous pouvez lire Comment braquer une banque sans perdre son dentier ?, un roman de Catharina Ingelman-Sundberg.

Salutations d’Exquimots !

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