Plume fantôme
Roman

Plume fantôme, d’Isabel Wolff

Jenni est ghostwriter (nègre), qui prête sa « plume fantôme » aux autobiographies de ses clients. Ce travail lui convient parfaitement – toujours hantée par une tragédie de son enfance, elle préfère se réfugier dans les souvenirs d’autrui plutôt que de ressasser les siens.

Klara, petite fille pendant la Seconde Guerre mondiale, a passé plusieurs années dans un camp d’internement à Java, sous l’occupation japonaise. Elle n’a jamais parlé de ce qu’elle y a vécu, mais à l’approche de son quatre-vingtième anniversaire, elle comprend qu’il est temps de partager l’extraordinaire récit de sa survie.
Tout en amenant Klara à raconter son enfance et à dévoiler un épisode méconnu de l’histoire mondiale, Jenni est contrainte de revenir sur son propre passé. Jenni et Klara pourront-elles s’aider l’une l’autre à apaiser leurs fantômes ?

Un mot de la blogueuse…

Amy est écrivain. Plus précisément, elle est ghost writer. En deux mots, des individus font appel à son talent pour raconter leur histoire. Pourquoi elle me direz-vous ? Tout simplement parce que la jeune femme est douée pour mettre en mot ce que les gens sont incapables de dire, par peur ou pudeur.

Mais Amy n’écrit pas pour la gloire. Ses oeuvres ne sont pas signées de son nom. C’est une écrivaine de l’ombre, qui préfère rester invisible. Son métier, elle le voit plutôt comme une vocation, une aide qu’elle peut apporter à toute personne qui en a besoin. « Etre ghost writer, (…) c’était un peu comme être sage-femme – vous aidez la personne à accoucher de l’histoire de sa vie. »

Avant d’écrire une seule ligne, Amy a pris l’habitude de se renseigner sur la vie de ses clients. Pour cela, elle passe du temps avec eux afin de mieux les comprendre. Elle se plonge alors dans leurs souvenirs, parfois douloureux et plus ou moins lointains.

Justement… Son nouveau sujet se trouve en Cornouailles. Ces terres, la jeune femme les connaît bien. Elle qui pensait ne jamais y retourner, elle a été engagée pour faire les mémoires d’une vieille dame du nom de Klara.

Durant la Seconde Guerre mondiale, après Pearl Harbor, elle et sa famille ont été fait prisonniers par l’armée japonaise. Tout d’abord, on la sépara de son père. Puis, elle fut enfermée, avec sa mère et son petit frère, dans un camp d’internement des civils, sur l’île de Java. Elle y passa toute son enfance.

Klara n’a jamais parlé de ce qui a pu se passer là-bas…

Un travail difficile attend les deux femmes. En se confiant à Amy, la vieille dame débute un processus intense qui va remuer beaucoup de choses en elle. Des choses intimes qu’elle n’est pas encore prête à révéler…

Amy en sait quelque chose car ses souvenirs aussi ont leur part d’ombre. Tout comme sa cliente, un secret la ronge depuis qu’elle est enfant. Tels des boulets, les fantômes de son passé l’empêchent d’avancer en paix…

Le mot de la fin…

En lisant Plume fantôme, j’ai passé un très bon moment. Habituellement, je ne suis pas une grande fan de cet auteur. Mais là, je dois dire qu’elle m’a bluffé. On est bien loin de l’univers chick-lit qui fait la renommée d’Isabel Wolff, ce qui est très agréable.

Ce roman est sur le thème du pardon. L’intrigue est construite en alternant le passé et le présent des deux femmes. Partageant chacune un bien lourd secret, leurs histoires vont s’entrecroiser malgré leurs différences d’âge et d’époque.

En plus de m’avoir fait découvrir leurs histoires incroyables, ce roman m’a appris plein de choses. En effet, il traite d’une période peu connue de l’histoire, l’occupation japonaise des Indes Orientales Néerlandaises.

Un roman très touchant qui risque d’en émouvoir plus d’un.

Salutations d’Exquimots !

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