Prends-moi pour une cruche, de Delphine Apiou

Ce livre est né chez le coiffeur.
 » Vous avez les pointes sèches, on va faire un masque… Les cheveux aussi ressentent le stress, vous savez… Avec les vies de fous qu’on mène… En tout cas, vous ne faites pas votre âge ! « 
Ce compliment capillo-facial m’a fait vraiment plaisir… jusqu’à ce que je réalise que la coiffeuse – que je voyais pour la première fois – ne connaissait pas mon âge. Et là, bingo, je me suis demandé pourquoi ça me réjouissait et pourquoi c’était mieux de ne pas faire son âge. J’ai trouvé ça complètement con. Je me suis trouvée complètement con.

Puis je me suis dit qu’il devait exister d’autres situations, d’autres idées débiles, d’autres panneaux dans lesquels je tombais. J’en ai trouvé plein, ils sont tous dans ce livre. Pourquoi ? Pour dire aux femmes d’arrêter de gober toutes les âneries qu’on leur raconte. Elles s’en sentiront beaucoup mieux.

Un mot de la blogueuse…

« Le pire ennemi de la femme ne serait-il pas devenu la femme elle-même ? » C’est ce que Delphine Apiou va tenter de nous démontrer, avec humour, toujours.

« Dans ce petit livre, j’ai voulu dénoncer un certain nombre d’idées reçues qui, sous couvert d’émancipation, de liberté et de vie meilleure ne sont en fait que source de frustrations… J’ai aussi voulu en rire, comme pour mieux m’en débarrasser. » Rire pour  mieux s’en débarrasser, cela ne vous rappelle rien ? Moi, cette citation m’a rappelé son premier roman, Avant, j’avais deux seins, qui traitait d’un sujet plus délicat… le cancer du sein.

Dans ce second roman, Delphine Apiou interpelle à nouveau les femmes sur des thématiques plus légères, tout en les faisant rire. « Wonder women du monde entier, il est grand temps de rétablir la vérité et d’arrêter de gober toutes ces idées qui au final nous desservent. » N’êtes-vous pas d’accord ? Et si on arrêtait de s’apitoyer sur notre sort ? La vie est belle non, et bien trop courte. Pourquoi ne pas profiter de chaque instant ?

Elle nous explique qu’à vouloir être trop féministe, on en devient un peu cruche. Bien sûr, la lutte pour l’égalité des sexes et l’émancipation des femmes sont des combats qu’il faut soutenir. Personnellement, c’est plutôt tout le reste qui me faire rire… tout ce dont parle l’auteure. Et vous allez voir que sur ça, peu importe ce que l’on pense… on est toute pareille !

En quelques mots, l’auteure aborde des points « sensibles » qui touchent toutes les femmes tels que la peur de vieillir, de grossir, ou de ne plus susciter le désir chez l’autre. Alala… que les femmes sont compliquées ! Dites-vous que nous sommes comme des fleurs délicates. Avec l’âge, nous poussons, nous nous embellissons… puis fatalement… nous nous flétrissons. C’est le cycle de la vie. Cela ne nous empêche pas pour autant de rester magnifiques !

Delphine Apiou n’y va pas avec le dos de la cuillère… et TOUT y passe : les hommes, notre relation aux autres et aux réseaux sociaux, la sexualité, l’éducation des enfants… Elle nous parle sans détours de tous nos complexes pour pouvoir plus facilement les assumer. Du génie !

Le mot de la fin…

Prends-moi pour une cruche est un guide de survie qui nous met en garde contre un milieu débile, qui si on en croit ce livre, nous est très hostile. Il ne s’agit pas d’un roman comme les autres, mais plutôt d’un recueil de conseils pour lutter, avec légèreté, contre toutes les petites choses qui nous empêchent d’avancer tels que les stéréotypes ou les faux-semblants.

Pour mon plus grand bonheur, j’ai retrouvé les fameuses règles d’or qui m’ont fait tellement rire la première fois. Petit exemple : « Règle d’or n° 1 : Faire son âge n’est pas interdit (de toute façon ce n’est pas comme si on avait le choix) ». 

Je tiens à remercier les Éditions Robert Laffont pour l’envoi de ce roman car Delphine Apiou est une auteure que j’aime beaucoup. Je trouve sa plume originale et délicieusement drôle ! C’est toujours très amusant de la lire car à mon sens, chaque femme peut se projeter dans ce qu’elle raconte. Mon Dieu que c’est agréable et que ça fait du bien !

PS : Si vous hésitez encore à le lire, rappelez-vous que par les temps qui courent, un peu d’humour ne peut pas faire de mal… bien au contraire !

Salutations d’Exquimots !


Vous pouvez retrouver d'autres livres de Delphine Apiou 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *