Samedi 14 novembre, de Vincent Villeminot
Roman

Samedi 14 novembre, de Vincent Villeminot

Vendredi, 13 novembre 2015. B. était à la terrasse d’un café, quand les terroristes ont tiré. Son frère est mort, lui s’en sort indemne.

Il quitte l’hôpital au matin, monte dans le métro. Son regard croise celui d’un passager.

Il reconnaît le visage de l’un des tueurs et décide de le suivre.

Un mot de la blogueuse…

Comme chaque vendredi soir, de nombreuses personnes viennent se détendre en sirotant un  verre, à la terrasse d’un café ou d’un bar. Le but est de passer un moment agréable, entre amis, entre proches… en toute insouciance.

Ce vendredi 13 novembre précisément sera marqué au fer rouge par les attentats de Paris, faisant 130 morts, et plus de 400 blessées.

B. et son frère étaient eux aussi en terrasse ce soir-là. Alors que B. s’en sort « indemne », Pierre tombe, pour ne jamais se relever. « Son frère s’appelle Pierre. Son frère a trois impacts de balle dans la poitrine, des impacts qui sembleraient à B, par la suite, assez petits, il aurait cru que les armes de guerre en faisaient de plus gros. Il plaque ses paumes sur les trous par où les balles sont entrées- ou sorties, il ne sait pas ; il doit empêcher le sang de quitter le corps de son frère, parce que la vie s’échappe entre ses doigts, elle coule, elle fuit. » 

Ce qui suit ensuite n’est que gémissements, plaintes, cris, pleurs… et incompréhension. Pierre avait la vie devant lui. Des projets plein la tête… pourtant, cette nuit fut sa dernière.

Alors que B. erre dans les rues sombres, hagard et engourdi par le froid, il l’aperçoit. Lui. Le quatrième terroriste qui s’apprête tranquillement à monter dans un des wagons du métro.

Face à tant de peine, son esprit n’est plus en mesure de réfléchir normalement… Aveuglé par sa colère et guidé par la douleur, B. le suit. Il ne sait où tout cela le mènera. Cela ne fait rien… il n’a plus rien à perdre.

Le mot de la fin…

Samedi 14 novembre est un roman qui raconte la nuit et le lendemain des attentats de Paris, du point de vue de B. C’est aussi un huis-clos glaçant entre B. victime de cette tragédie, et l’un des terroristes recherchés par la police.

C’est une lecture rapide car les chapitres sont très courts, et d’une extrême tension. Telle une pièce de théâtre, le roman est divisé en acte, entrecoupé d’entractes. Celles-ci regroupent des bribes de vies. Car cette nuit-là, B. croisera d’autres victimes des attentats. Des hommes, des femmes, de toutes cultures et de tous horizons. Chacune fut le témoin de cette tragédie. Une tragédie qui les hantera à jamais.

Afin d’atténuer la tension qui règne dans ces pages, le texte est parsemé de silences représentés par le signe « pause », « play », ainsi que par des pages blanches.

Une pure merveille. Un gros coup de coeur !

Salutations d’Exquimots !

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