Survivre avec les loups, un roman de Misha Desfonseca
Roman

Survivre avec les loups, de Misha Defonseca

« Bruxelles, 1941. Misha a sept ans, elle est juive. Cachée dans une famille catholique, elle est si malheureuse qu’elle s’enfuit vers l’est, là où, croit-elle, elle retrouvera ses parents qui ont été déportés.

Avec pour seul guide une boussole, Misha fait plus de 3 300 kilomètres à pied, traversant la Belgique, l’Allemagne, la Pologne, l’Ukraine. Elle supporte le froid et la faim. Elle vole pour se nourrir, pour se vêtir.

Toujours en révolte, Misha ne trouve l’apaisement qu’auprès des loups des forêts allemandes, qui l’adoptent et lui apprennent à survivre… »

Un mot de la blogueuse…

Misha n’est qu’une enfant lorsque la guerre la sépare de sa famille. A la sortie de l’école, son père ne vient pas la chercher comme promis car ses parents ont été arrêtés et déportés.

Âgée seulement de sept ans, la fillette est bien trop jeune pour se rendre compte de la gravité de la situation. Elle entend simplement parler de « solution finale », et dans sa petite tête d’enfant, elle ne sait véritablement pas de quoi il s’agit. Tout ce dont elle est sûre, c’est que « ce sont des Allemands, qui ont enlevé ses parents, pour les emmener à l’Est ».

Se retrouvant momentanément sous la protection d’un vieil homme, elle prend une importante décision. Du haut de son jeune âge et n’écoutant que son courage, Misha décide de partir à la recherche de ses proches.

Uniquement guidée par une boussole, elle marche en direction de l’Est. Le froid la consume, elle a faim, est épuisée mais continue pourtant d’avancer. L’amour qu’elle porte à ses parents lui donne cette force qui lui est nécessaire pour poursuivre sa route et dépasser ses limites. Pour survivre, elle vole ce qu’elle peut dans les fermes, se nourrit de fruits et de carcasses trouvées dans la forêt. S’accrochant à l’espoir de revoir un jour ses parents, chaussée de vulgaires guenilles en peaux de bêtes, la petite fille traverse ainsi plusieurs pays à pied…

Pensant avoir atteint le comble de l’horreur, elle est loin d’imaginer ce qui l’attend en Pologne… Au cours de son périple, Misha est confrontée à de terribles scènes liées à la guerre. Témoin à plusieurs reprises d’actes barbares, les hommes la dégoûtent… Autour d’elle, tout n’est que violence et désolation. Pour Misha, « l‘homme est le plus terrible des prédateurs ». Elle ne veut plus faire partie de ce monde qu’elle juge inhumain. Chaque scène à laquelle elle assiste la pousse à fuir… aussi préfère-t-elle se cacher dans la forêt, là, au plus proche de la nature, où elle se sent en sécurité.

Instinctivement, elle se sent attacher au monde animal et sans crainte, elle se laisse adopter par une meute de loups. Elle devient alors une des leurs. La meute devient sa famille de substitution, son refuge… Pour elle, les loups sont plus doux et protecteurs que les humains. Pour Misha, sa place n’est plus parmi les hommes, elle appartient désormais au monde sauvage. Elle tente de survivre avec les loups…

Le mot de la fin…

D’après l’auteur, ce roman serait inspiré de sa propre histoire.

Si ce récit de vie de Misha Defonseca vous a plu, vous pouvez retrouver le film « Survivre avec les loups » réalisé en 2008 par Véra Belmont.

Salutations d’Exquimots !

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