Une caravane en hiver
Coup de coeur,  Roman

Une caravane en hiver, de Benoît Séverac

Arthur est en voiture lorsqu’il assiste à l’agression d’un garçon de son âge, à un feu rouge. Poussé par son instinct, il va à sa rencontre. Ce garçon, c’est Adnan, un réfugié syrien. Il vit dans une caravane au milieu d’un terrain vague avec sa mère, qui lui a appris à garder la tête haute en toute situation. Entre Arthur et Adnan va naître une amitié qui résistera à l’incompréhension des adultes. Une amitié qui poussera les parents d’Arthur à aider, eux aussi, Adnan et sa mère. Une amitié qui va tous les faire basculer dans une aventure digne d’un roman d’espionnage…

Un mot de la blogueuse…

Mireille et Étienne Hacquard ne savent plus quel comportement adopter envers leur fils Arthur, un adolescent de seize ans. Ce garçon habituellement sans histoires, a depuis quelque temps une attitude étrange qui ne lui ressemble pas. Il vole. Après avoir liquidé l’intégralité de son livret A, le jeune homme subtilise régulièrement de l’argent liquide à ses parents.

 Pourrait-il être victime de racket ? Inquiets, ils ont dû faire appel à un détective privé afin de découvrir ce qui se trame. Et ils vont rapidement apercevoir qu’ils sont bien loin de la vérité…

S’il agit de la sorte, c’est uniquement dans le but d’aider son ami Adnan. Un jeune réfugié syrien.

Il a quelque temps, ce même garçon s’est fait passer à tabac par d’autres mendiants. Le pauvre malheureux s’est retrouvé en pleurs, au bord d’un trottoir sale. Une scène insoutenable aux yeux d’Arthur qui s’est immédiatement approché de lui pour le réconforter. Après avoir discuté avec lui, les deux jeunes gens ont commencé à passer du temps ensemble, apprenant à se connaître.

« Le père d’Adnan était mort là-bas, en Syrie, assassiné par la police du régime. C’est ce qui avait provoqué leur départ précipité. Leur présence à Toulouse, leur situation actuelle trouvaient leur explication dans cette tragédie. Ils avaient tout abandonné : leurs amis, leur famille, leur maison… Sa mère avait perdu son travail. En apprenant la mort de son mari, elle avait quitté son bureau dans la minute et était venue chercher Adnan au collège. Ils étaient repassés chez eux après avoir appelé leur voisin de palier, qui était aussi un ami, afin de s’assurer que la police ne les attendait pas dans l’appartement. Ils avaient pris quelques affaires à la hâte, puis avaient trouvé refuge chez une amie jusqu’au soir et ils avaient quitté Damas la nuit même. En moins de douze heures, leurs vies avaient basculé. »

Désormais sans-papiers, tous deux sont contraints de se cacher dans une caravane délabrée et isolée, les obligeant à vivre dans des conditions déplorables.

Touché par son histoire, il avait été impossible pour Arthur de rester sans rien faire, et de poursuivre sa petite vie paisible. Il avait agi, avec ses modestes moyens pour venir en aide à Adnan et sa mère.

En découvrant le pot aux roses, Monsieur et Madame Hacquard ont été pris au dépourvu. Après un échange quelques peu mouvementé, ces derniers décidèrent de se ranger de son côté et de le soutenir dans sa démarche. C’est ensemble qu’ils vont leur tendre la main…

 

Le mot de la fin…

Une caravane en hiver est un roman d’actualité qui m’a beaucoup plu. Pour tout vous dire, c’est pour moi un gros coup de cœur à remettre entre toutes les mains, qu’elles soient petites ou grandes.

Je tiens à remercier Benoît Séverac d’avoir écrit un roman optimiste et très humaniste. Dans une société souvent aveuglée par les préjugés et la désinformation, cela fait du bien de lire un texte qui nous touche, nous sensibilise, nous émeut… tout en nous ouvrant les yeux. Celui-ci nous rappelle avec justesse la chance que nous avons de vivre en France, dans un pays riche, mais surtout libre.

En tant que citoyens français, nous sommes des privilégiés vivants en paix. N’oublions pas que, par-delà nos frontières, d’autres n’ont pas cette chance. Imaginez un instant… si vous étiez à leur place, que feriez-vous ?

Salutations d’Exquimots !

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