La vieille dame qui avait vécu dans les nuages
Roman historique

La vieille dame qui avait vécu dans les nuages, de Maggie Leffler

A 87 ans, Mary Browning sent que le temps est venu pour elle de raconter son histoire et les secrets qu’elle garde enfouis depuis de si longues années. En fait, depuis le jour où un parachutiste est tombé dans le jardin de ses parents, faisant éclore son rêve : devenir aviatrice. Cette passion, Mary l’a vécue intensément, à chaque seconde de sa vie. Mais, en retour, elle a payé le prix fort, allant jusqu’à renier ses origines juives et sa famille pour suivre son destin. 

A qui confier et transmettre le récit de ce qui fut à la fois son feu sacré et sa grande faute ? La réponse arrive en la personne d’une très jeune fille. En elle, Mary croit retrouver les traits de Sarah, sa sœur adorée qu’elle a dû abandonner. Un signe du destin qui marque le début d’une amitié aussi belle qu’improbable, faite de confidences et de récits extraordinaires jusqu’à l’émouvante révélation finale…

Un mot de la blogueuse…

« La vie passe comme un torrent, qui coule sans cesse à grands flots, puis un jour s’arrête. » Christine de Suède

Le temps s’écoule. Et pour Mary Browning, 87 ans, les jours passent et se ressemblent… Même l’atelier d’écriture pour seniors dont elle s’occupe ne lui permet plus de s’évader… ne serait-ce qu’un court instant. Il faut dire que cette fois-ci, l’exercice est de taille. Chacun doit écrire ses mémoires. Une tâche plus que délicate pour cette vieille dame qui ne souhaite pas remuer le passé. « Chaque fois que je caressais l’idée de rédiger mes propres mémoires, j’y renonçais bien vite devant la perspective dérangeante de dévoiler mes secrets. »

Pour Mary, parler du passé, c’est toucher du doigt quelque chose de douloureux, et tenter de le faire remonter à la surface. Une expérience intime qu’elle n’est pas prête à vivre. Pourtant, il le faut bien. Elle le doit pour toutes les personnes qui ont croisé son chemin. Une manière d’honorer leur mémoire. Mais il est parfois difficile de mettre des mots sur des souvenirs… qu’ils soient bons ou mauvais.

Heureusement, la vie fait parfois bien les choses…

Un après-midi, une adolescente vient frapper à la porte de son atelier d’écriture. Son nom est Elyse. Écrivain en herbe, celle-ci aimerait beaucoup adhérer au club. Mary la regarde, et une chose la frappe immédiatement. Cette jeune fille ressemble comme deux gouttes d’eau à Sarah, sa sœur disparue il y a de nombreuses années. C’est à s’y méprendre…

Signe du destin ou simple coïncidence ?

Ne pouvant écrire ses propres mémoires, Mary va demander à Elyse de transcrire son histoire…

Aux côtés d’Elyse, la vieille dame va se remémorer le temps où elle était pilote pour le Women Airforce Service, un groupe de pilotes civiles entraînées par l’armée. Une vocation qui pointa le bout de son nez, alors même qu’elle n’était encore qu’une petite fille. Une carrière peu convenable pour l’époque, que Mary s’était bien gardée de confier aux autres. Par pudeur peut-être…

De son côté, Elyse voit en Mary, une confidente et un réel soutient. Cette vieille dame va devenir pour elle un véritable guide qui va la pousser à s’épanouir dans sa vie personnelle, mais aussi en tant qu’écrivain. « Tu ne dois pas écrire pour devenir écrivain, mais parce que tu as quelque chose à raconter. »

Les deux femmes ne le savent pas encore, mais cette collaboration marquera le début d’une belle amitié.

Le mot de la fin…

Je tiens à remercier Babelio et les Éditions HarperCollins pour m’avoir fait découvrir cet excellent roman. J’ai adoré !

L’histoire de La vieille dame qui avait vécu dans les nuages m’a beaucoup touché. À cette époque, songer à être pilote était une chose, mais le devenir en était une autre… et qui plus est lorsque l’on vient d’une famille juive. Par son courage et sa patience, Mary a pu accomplir ce rêve. Vu cet incroyable parcours, je pense que nous sommes beaucoup à rêver de l’avoir pour grand-mère !

À travers l’histoire de Mary Browning, l’auteur a voulu notamment raconter celles de toutes ces femmes pilotes, qui ont servie pendant la Seconde Guerre mondiale. Car comme beaucoup, elles font partie des oubliées de l’Histoire.

C’est aussi une belle histoire d’amitié entre deux femmes qui n’appartiennent pas à la même génération. Pourtant, elles vont voir qu’elles se ressemblent bien plus qu’elles pourraient le croire.

Si ce que je viens de vous révéler vous donne l’eau à la bouche, rendez-vous le 2 novembre en librairie !

Salutations d’Exquimots !

PS : si vous avez aimé cette histoire, vous aimerez surement Plume fantôme, d’Isabel Wolf. Je dis ça, je ne dis rien…

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