Yellow birds
Roman

Yellow birds, de Kevin Powers

« Bartle, 21 ans, est soldat en Irak, à Al Tafar. Depuis l’entraînement, lui et Murph, 18 ans, sont inséparables. Bartle a fait la promesse de le ramener vivant au pays. Une promesse qu’il ne pourra pas tenir… Murphy mourra sous ses yeux et hantera ses rêves de soldat et, plus tard, de vétéran. 

Yellow birds nous plonge au cœur des batailles où se déroule la vie du régiment conduit par le sergent Sterling. On découvre alors les dangers auxquels les soldats sont exposés quotidiennement. Et le retour impossible à la vie civile. »

Un mot de la blogueuse…

Septembre 2004 à Al Tafar, en Irak. Les balles déchirent l’air. Bartle a 21 ans. Comme beaucoup de jeunes hommes de son âge, il se retrouve à faire la guerre sur le sol Irakien… Et il n’est même plus sûr de savoir pourquoi…

Ce qu’il voit et vit quotidiennement dépasse ses pires cauchemars… La guerre décime tout sur son passage, laissant derrière elle un amoncellement de corps… Malgré la peur qui le tiraille chaque jour, il faut survivre. La règle est simple. Il faut tuer, achever, décimer, broyer d’autres soldats en face, à peine plus jeunes… Pas le temps de réfléchir ou même de s’apitoyer, c’est lui ou toi…

« Nous n’étions pas destinés à survivre. En vérité, nous n’avions pas de destin. La guerre prendrait ce qu’elle pourrait. Elle était patiente. Elle n’avait que faire des objectifs, des frontières. Elle se fichait de savoir si vous étiez aimé ou non. La guerre s’introduisit dans mes rêves cet été-là, et me révéla son seul et unique but : continuer, tout simplement continuer. Et je savais qu’elle irait jusqu’au bout. »

Lui s’est engagé dans l’armée sur un coup de tête, sans même en parler à sa mère… Puis, il a été envoyé en Irak. Là-bas, il a fait la rencontre de Murph, une autre recrue, son meilleur ami… son frère d’armes.

Au cours de ce conflit, les membres de son unité sont tombées sous ses yeux, les uns après les autres… Ce fut également le cas de Murph. Il avait seulement 18 ans et la vie devant lui…

A son retour dans le New Jersey, il est accueilli en héros… ou plutôt ce qu’il en reste. On le remercie pour ce qu’il a accompli là-bas, au nom de son pays. Mais lui a seulement honte d’être revenu, honte d’être en vie. La culpabilité le ronge. Comment peut-on être fière d’un homme qui a tué autant de monde…

Avant son départ pour l’Irak, il avait fait une promesse aux proches de son ami. Celle de prendre soin de lui, et de le ramener chez lui vivant. Mais cet engagement, il n’a pas pu l’honorer. Face à la mort, que voulez-vous faire ? Sur le moment, c’était pour leur apporter du réconfort… aujourd’hui, il regrette ses mots.

Cette promesse ne fait que le hanter. Il ne sait plus comment gérer ses pensées morbides et ses vagues d’émotions qui le rongent. Il a envie de vomir, de disparaître. Bartle essaye de donner un sens à sa mort…

Ils se sont engagés ensemble dans l’armée, puis ont suivi la même formation. Ils ont fait leurs classes ensemble. C’est là où ils ont appris à être soldat, à devenir des hommes. Depuis ce jour, ils ne se sont jamais quitté. Étant le plus jeune, Murphy était sous la responsabilité de Bartle, alors à peine plus âgé que lui.

Aujourd’hui, son ami n’est plus là…

Le mot de la fin…

Kevin Powers est lui-même vétéran de la guerre d’Irak. A travers Yellow birds, il nous livre une part de lui-même.

A l’aide de flash-back entre le pendant et l’après-guerre, Bartle nous raconte les moments qu’il a passé avec Murphy avant sa mort, mais aussi son quotidien sur le terrain en tant que soldat. Il y décrit les scènes d’horreur qu’il a pu vivre en Irak, mais aussi la difficulté de revenir au pays, en essayant de mener une vie « normale ».

C’est un roman bouleversant que j’ai beaucoup aimé. Il mérite d’être lu.

Salutations d’Exquimots !

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